« La poule au riz sans peau vaut bien la poule au pot d'Henri »
« A Sainte Ménehould, on se marchait sur les pieds »
« Je crois qu’elles (nos grands-mères) avaient conscience, sans même se le dire, d’accomplir une tâche noble (la cuisine) en laquelle elles pouvaient exceller et qui n’était qu’en apparence subalterne, matérielle ou bassement utilitaire. Elles savaient bien, par-delà toutes les humiliations subies, non en leur nom propre mais en raison de leur condition de femme, que lorsque les hommes rentraient et s’asseyaient, leur règne à elles pouvait commencer.(…) Elles les tenaient , leurs hommes , non pas par les cordons de l’administration domestique , par les enfants, la respectabilité ou même le lit- mais par les papilles, et cela aussi sûrement que si elles les avaient mis en cage et qu’ils s’y fussent précipités d’eux-mêmes » Muriel Barbery : Une gourmandise. Folio.pages 36,37.
Nous sommes de nouveau là....
"Mezzé", transcription phonétique du terme arabe "mâza", déclinaison du verbe "tamazzaza" qui signifie déguster par petites bouchées, siroter...En turc, "meze" signifie table...Les enracinements du terme sont complexes et témoignent des grandes capillarités culturelles qui ont marqué les relations de la civilisation arabe et de la civilisation grecque....(le mezzé libanais,El-Kareh,Acte sud)
Pas d'atomes crochus avec la cuisine moléculaire...
Et des souris à qui on administre du resveratrol, une substance contenue dans le vin rouge(je résume...)vivent de 24 à 46% plus longtemps.(Harvard Medical Scool)-in "le monde" sur la même page.
En voilà des bonnes nouvelles...
Manger au fast-food exposerait les souris à la maladie d'Alzheimer. Des chercheurs de l'institut Karolinska de Stockholm ont observé dans le cerveau de souris soumises pendant neuf mois à un tel régime alimentaire, une modification chimique similaire à celle constatée chez les sujets atteints de cette maladie...( in "le monde")
Mais, bon, ma tante Geneviève( Dieu aie son âme) n'a pourtant jamais mis les pieds dans un fast-food...Etienne
Un city trip à Caen, c'est la mode...
Il était tard pour manger des grenouilles...(anonyme XXème)
...ce plat de pain rassis et trempé est devenu notre soupe moderne.En fait, c'est la tranche de bois coupée qui se nomme ainsi, le mot venant de"suppa", vieux mot germanique qui désignait la rondelle du tronc d'arbre débité en tranches, avant de s'appliquer à celle du pain par analogie....(Anne-Marie Garat:"une faim de loup" Acte sud, page 36)
Interprétation personnelle!...à suivre....
l'oeuf frais du jour est un oeuf neuf...
la péripatéticienne fait des brocolis...
"écailler" un oeuf, c'est une coquille, il faut l'écaler...
La première bouchée l'étonna,jamais il n'avait goûté pareille aubergine farcie, jamais. A la deuxième bouchée, il ferma les yeux, comme sa mère quand le curé posait l'hostie sur sa langue, signe de respect, de jouissance aussi. Il posa ses couverts sur le bord de l'assiette...
- Signora Alicia,j'ai quelques questions à vous poser...
- Commissaire, s'il s'agit des coups de feu de cette nuit, bien volontiers, mais si vous voulez la recette de mes aubergines farcies...même sous la torture...
Extrait de "Des pruneaux à jeun". Stefano Vano. Ed. Fontanella
Peut-être...1/3 hachis de veau,1/3 ricotta,1/3 mie de pain et...un quatrième tiers persil,oignon haché,sel et poivre, une pincée de cannelle...bon appétit!
"Pina, la bonne , est une très bonne cuisinière. Aujourd'hui, elle a préparé les pâtes à la Norma, vous savez, celles avec des aubergines frites et la ricotta salée." " Seigneur! s'exclama Montalbano en s'asseyant"...( le voleur de goûter; Andrea Camilleri; fleuve noir)...En bref, spaghettis al dente, sauce tomate-oignon-sel-poivre-huile d'olive,garnir d'aubergines frites;râper dessus la ricotta, basilic...Déguster en écoutant Bellini...
...et il enfila des chaussettes "pure laine",puis des bottines de montagne qu'il laça patiemment pour que le pied et la chaussure fussent comme cul et chemise. Il endossa un anorak, s'enfonça un bonnet jusqu'aux oreilles, ses mains disparurent sous de grosses mouffles. Il était fin prêt pour monter les blancs en neige....
Faut'il mettre la gelée de coings dans des pots carrés?
la poule au pot d'Henri vaut bien la poule au riz sans peau...
potée Comtoise: "pot au feu " à base de saucisson de morteau et de chou...miam...
Le curry est un mélange d'épices. Chaque cuisinier le prépare à sa guise, doux, piquant, plus ou moins parfumé...Celui du jour contient du coriandre, de la cardamome, de la cannelle, du cumin, du galanga,du curcuma(c'est le jaune du curry), du piment...et des petits secrets...
La livèche est une des plus anciennes herbes aromatiques. On l'appelle aussi l'ache des montagnes ou le céleri perpétuel. Goût de céleri, plus parfumé, doux, étrange, bon pour les vieux maris...
S'il est une composition gastronomique capable d'illustrer ce que Balzac a désigné par la gastronomie de l'oeil, c'est bien le mezzé, cet assortiment de préparations diverses, colorées et parfumées....(Rudolf El-Kareh, le mezzé libanais/ acte sud)
Navarin:n.m.,terme de cuisine, est un calembour(1847)qui transforme en un dérivé de navet le nom propre de Navarin,ville grecque auprès de laquelle eu lieuune bataille célèbre en 1827, à moins qu'il ne s'agisse de plat de la Navarre....
Robert historique de la langue française....??? On reste perplexe...
Capitaine bordure.-Eh! Mère Ubu! que nous donnez-vous de bon aujourd'hui? Mère Ubu.-Voici le menu. Père Ubu.- Oh! ceci m'intéresse. Mère Ubu.- Soupe polonaise, côte de rastron, veau, poulet, pâté de chien,boulettes à la grecque, croupions de dinde, charlotte russe...Père Ubu.-Eh! en voilà assez, je suppose. Y'en a-t-il encore? Mère Ubu,(continuant).-Bombe, salade,fruits,mousse au chocolat, bouilli, topinambours, choux-fleurs à la merdre.......
Sur la batte, jusqu'au début des années nonante,y'avait une petite vieille qui vendait des épices et des herbes de son potager. Notamment une herbe qu'elle appelait la chartreuse (en réalité de la balsamite ou menthe coq). En faisant macérer quelques feuilles quelques semaines dans du peckèt, on transformait celui-ci en nectar. Je n'en ai plus jamais trouvé. Alors, si vous en avez dans votre jardin, pensez à moi...nous trinquerons ensemble...
La culture bio et ses petits producteurs résistants méritent un large soutien, une pétition sur www.natpro.be...
"Je boirai du lait quand les vaches brouteront du raisin" Henri de Toulouse- Lautrec.
et puis www.hoaxbuster.com...On nous cache tout on nous dit rien, plus on apprend plus on ne sait rien...(Dutronc).
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886
ça parle d'ogm...et c'est sans commentaire...bonne journée...
Va faire froid, alors vite une petite soupe impossible à rater, quatre chicons revenus au beurre que l'on arrose avec un demi litre de bouillon(cube) et un quart de lait. Deux grosses patates en dés(des bintjes c'est mieux). Hop sur le feu trente minutes, un coup de mixer et c'est tout. On peut ajouter si on a le temps, quelques effilochures de chicons légèrement passées au beurre...poivre du moulin...Bonne popote...
Une entreprise de Cholet(Angers) fabrique du corned-beef( c'est dégueulasse mais chacun son truc). Elle a préparé la dernière fournée à partir de "viande impropre à la consommation humaine voire animale"(Le Parisien").
Pas de tracas, c'est une anomalie ponctuelle, dit le patron de la "boîte": 650.000 conserves c'est pas grand'chose, aucun risque pour les consommateurs car la viande a été stérilisée...Ouf on respire...
Le mot cuillère( ou cuiller) a une lointaine dérive, "cochlearium", ustensile creux à manche chez les romains,"colchéa" en latin toujours , escargot et plus loin "kokhias" en grec, coquillage...
L'évolution de sens s'explique soit par la forme de la cuiller , évoquant une coquille, soit par sa fonction d'instrument servant à manger des escargots dont les romains étaient friands.
(Le Robert-Alain Rey-, dictionnaire historique de la langue française, pas de veau...)
"La marche du concombre" La gamine a acheté un beau concombre bien gros bien long et bien vert...Elle revient du marché...s'arrête fatiguée pour casser la croûte mais le concombre ne veut pas se faire avaler et éclate en sanglots...Et ça se termine..." j'ai rel'vé mon jupon...Et j'me l'ai fourré dans les soutes, crénom, c'que c'était bon..."
C'est du Boris Vian, je n'ai que des bribes, si vous avez le tout et la musique avec...ce serait magnifique...
Et voici la réponse...Le printemps car les six rondelles( les hirondelles) reviennent...à demain...
Attention dernier jour pour gagner un plat du jour, demain, solution de la charade....
Mon premier est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon deuxième est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon troisième est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon quatrième est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon cinquième est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon sixième est une tranche de salami sur un boomerang.
Mon tout est une saison.
Les trois premières bonnes réponses(avec explication évidemment, pas question de taper dans le tas)...C'est un plat du jour gratuit en 2007...les étrennes...le cachet de la boîte email d'amour faisant foi...
Bon réveillon...nous fermons jusqu'au 7 janvier dès ce vendredi soir(29 décembre)...
Au dix-neuvième siècle, dans les rivières de notre ardenne, le saumon pullulait tellement que dans leur contrat, les ouvriers agricoles exigeaient de ne pas en manger plus de deux fois par semaine...(Noêl-c Ancelot. Cuisine en ardenne famenne et gaume. ED. Legrain.1980)
En potage, en purée ou dans le pot au feu, le rutabaga est délicieux. Il faut donc harceler, en tout bien tout honneur, nos légumier(e)s pour en retrouver dans nos assiettes...Allons-y gaiement...
Si le rutabaga est tombé dans l'oubli, c'est la faute à la guerre, celle de quarante. Nos parents ont bouffé de la vache enragée et des rutabagas à en avoir la nausée...
Ca fait mal longtemps une guerre...
Ne serait-il pas temps de réhabiliter ce malheureux légume?
Où allons-nous? Droit dans le muret du potager évidement.
S'étalent sur nos étals des légumes qui prennent l'avion et pas de traces de rutabagas qui sont là, à un saut de puceron...
Quelle injustice pour ce malheureux légume...Et pourquoi?...Vous le saurez demain...
Mon marchand de légumes, une grande asperge pas trop fute-fute, à qui je demandais des rutabagas, m'a regardé de son air le plus niais..." C'est quoi ça encore, ça ressemble à quoi?"
Que penser? Car c'est pas de la fiction!
Où va-t'on madame?
Je vous le dirai demain...Pas tout d'un coup...
Le chef a fait le tour de ses mots. Vous les retrouvez bientôt bien au chaud dans un opuscule et au bar d'Amour, agrémentés de quelques illustrations anonymes...Bientôt? Faut le temps quand même!
à demain...